Pas de bras pas de chocolat… ou The Cloverfield Paradox

Oh bah vous en avez entendu parler dernièrement, vous n’avez pas pût passer à côté si vous visitez des sites sur le cinéma, la S.F ou même des réseaux sociaux. Le troisième film de l’univers Cloverfield est sortie sur… Netflix.

On aurait été 20 ans avant, c’est ce qu’on aurait appelé un direct en cassette vidéo ! Dans les années 90, c’était déjà un gage de « qualité » des films nanars.

Le paradoxe de la recherche d’un embranchement

Vous la sentez déjà ma critique de Cloverfield Paradox, déjà au vue des interviews du producteur qui explique que le film a eu plusieurs versions et a été fait sans être un film qui devait appartenir à cet univers et c’est que en cours de tournage qu’ils ont ajoutés des scènes sur ce qui se passe sur terre, ça mets un peu les miquettes.

Et oui tout le film enfin presque (à part ces fameuses scènes oubliables de la vie sur Terre) se passe dans l’espace, je vous passe les détails du film, univers parallèle, recherche d’une énergie alternative dans l’espace pour éviter que des nations déclenchent une nouvelle guerre mondiale. Un scénario qui passe bien si c’était pas trop long et mal fait.

Quand les personnages en ont rien à faire de leur intégrité physique

Avec des moments illogiques, une femme retrouvé dans les murs de la station des tuyaux lui traversent le corps, on découpe ça comme du petit beurre et hop elle est rétablie, un autre passager qui perds un bras comme s’il avait perdu une chaussette, je suis désolé mais le fait que ce ne soit pas douloureux (c’est le personnage qui le signale dans le film) ne fait pas que le personnage peut oublier aussi si facilement ce qu’il vient d’arriver, il vient de perdre un bras avalé par un mur de la station orbitale quand même, il y a de quoi être choqué non ?

J'ai beau être matinal j'ai mal... ah bah non en fait !
J’ai beau être matinal j’ai mal… ah bah non en fait !

Les morts, les coupures de membres, les moments glauques etc. s’enchaînent et on passe d’une épreuve à l’autre, d’une mission de sauvetage à l’autre sans que les personnages semblent être vraiment dans l’action ou du moins être touché par ce qui se passe et ce n’est pas ce petit ultimatum triste « dois-je prévenir mon double dans un univers parallèle de ce qu’il va se passer ? » qui sauve le film !

Le personnage explique à son capitaine qu’elle souhaite partir sur la terre parallèle sauvée les enfants de son double, celui-ci refuse avec les sempiternels même excuses, on ne touche pas à un espace temps parallèle au risque que cela parte en couille ! Le personnage insiste et le capitaine… lui dit… d’y aller ! Et ouais ! Tout les personnages s’en foutent royalement de ce qui se passe autour d’eux, le principal étant que leur foutu machine fonctionne et puisse enfin donner de l’énergie à leur terre !

ça va couper chérie !
ça va couper chérie !

Le nanar nouveau est là !

Et je repense enfin à cette définition parfaite du Nanarland :

Le terme « nanar » est employé par certains cinéphiles pour désigner des films particulièrement mauvais qu’on se pique de regarder ou d’aller voir pour les railler et/ou en tirer au second degré un plaisir plus ou moins coupable.

C’est bancale, mal écris, mal réalisé. Le nanar du 21ème siècle a changé, il est beau, il y a de l’argent dedans, mais il a toujours ces scènes, ces moments qui te font rire alors qu’il n’est pas pensé pour cela ! Tu veux regarder un film avec des potes pour bien rire et détourner des scènes improbables, Cloverfield Paradox est là !

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