BATMAN LA LEGENDE (EAGLEMOSS)

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Ted Pryor
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BATMAN LA LEGENDE (EAGLEMOSS)

Messagepar Ted Pryor » ven. 15 sept. 2017 15:45

Une nouvelle collection voit le jour. Je vais donc vous en parler au fur et à mesure des numéros que j’achèterai.

BATMAN AN ZERO (VOL 1&2)

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Le Batman New52 est sans doute le projet le plus typique de cette nouvelle ligne éditoriale. Cette volonté de recréer Batman pour un nouveau lectorat. Il faut donc lui recréer des nouvelles origines remises au gout du jour.
An zéro vient donc piétiner les plates-bandes du ô combien culte Batman Year One. La première polémique viendrait donc du questionnement du pourquoi invalider une histoire qui fait plébiscite et qui est d’ailleurs la première source d’inspiration de l’auteur.
Parce que les NEW 52 balayent tout et qu’il faut s’y faire. C’est totalement dans la logique du projet.
Si on fait cet effort, cette histoire est-elle une bonne lecture ?

Un peu mon neveu !


Car voilà, essayer de comparer An Zéro aux œuvres qu’elle « remplace » n’est pas une bonne grille de lecture. C’est une vaste saga en douze numéros découpée en trois actes de quatre numéros. Elle retrace le début trébuchant de notre chevalier noir préféré. Snyder s’applique donc à le décrire comme immature, ingrat et arrogant. La mouvance actuelle est aussi à considérer une croisade en solitaire comme irréaliste. Là où Miller laissait des parts d’ombre afin de conférer un statut mythologique à la limite de l légende urbaine à son héros. Notre époque tend à vouloir tout expliquer par le menu, comment il s’entraine, comment il fabrique ses gadgets ou plutôt qui les lui fabrique. Il a donc désormais toute une batterie d’alliés parasitant un peu la force de ses exploits. Enfin visuellement une surenchère coïncide avec la portée des menaces automatiquement de type terroriste depuis le 11 septembre. Nous sommes donc dans le blockbuster calibré cinéma avec son déluge d’effets spéciaux et de scènes de destructions.
Le premier acte met en scène le gang du « Red hood » se basant à la fois sur l’intrigue initiée par « the killing Joke » en reprenant même parfois certains plans tout en l’invalidant puisque le contexte, les acteurs et les circonstances sont totalement différentes. En effet si l’on sait que le chef du Red Hood est destiné à devenir le Joker, le personnage est déjà un fou psychopathe possédant une fascination voir même une tendresse pour son ennemi, puisque l’on sent que Snyder joue sur la relation presque intime qui lie les deux adversaires. L’ambiguïté morale chez Moore qui créait le malaise par l’empathie que l’on pouvait ressentir pour le criminel est à présent, signe des temps une ambigüité sexuelle. Néanmoins, Bruce est déjà un détective hors pair qui sautille entre les obstacles d’une intrigue diaboliquement rythmée. La narration est habile et la caractérisation impeccable.
Le deuxième acte le met aux prises avec un certain Docteur Death qui pourra donner à Greg Capullo l’occasion de se déchainer dans la transcription de l’horreur, du gore et de la difformité. Beaucoup de choses se passent entre l’arrivée d’une tornade gigantesque, le piratage du réseau électrique et la guerre qui oppose la police à ce Batman débutant. Tout ceci fait de nouveau écho à « Year One » sans que cela soit vraiment utile de revenir dessus, ou alors est-ce un hommage. Snyder a-t-il la volonté de faire mieux et d’effacer ses ainés, le doute est permis sans que la comparaison puisse pourtant se faire.

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Le dernier acte et conclusion nous fait réaliser les vraies intentions de l’auteur : écrire une grosse histoire qui fera date pour le Sphinx. Personnage célèbre et pourtant en retrait de l’univers de Gotham, i n’a pas dans son CV d’histoire marquante comme peuvent l’être « The killing Joke » pour le Joker « Faces » pour Double Face ou « Birth of the Demon » pour Rah’s Al Ghul. La volonté était d’en faire enfin un adversaire à la hauteur à l’intérieur d’une intrigue complexe et tarabiscotée. Dans Un Gotham en mode post-apocalyptique, Batman doit résoudre des énigmes, se battre contre des lions dans une arène tout en empêchant l’armée de raser la ville.
Soyons donc clairs, si on fait l’effort de s’affranchir du passif et de l’histoire du héros, cette nouvelle saga est rondement menée, avec beaucoup d’effets de scènes variées, de flashbacks, de rêves et d’éclaircissements pour la psyché de Bruce. Il apparaît comme en dehors de ses contemporains, incapable de se sociabiliser. Dès l’enfance, en classe avec ses camarades ou même cette amourette adolescente qu’un Bruce asexué et dévoué à sa cause ne daignera même pas saluer. L’émotion n’est pas écartée non plus grâce à ce bon vieux Alfred Pennyworth, véritable ancre qui lie encore le justicier à l’humanité.
Graphiquement Greg Capullo s’occupe de la quasi intégralité de l’album et c’est sans faillir qu’il assure de bout en bout sur tout type de scène sachant chorégraphier et mettre en scène tout type de situation, action, tempête, duel psychologique et flashbacks tendres ou tendus. Si parfois le dessin se rushe un peu, il laisse alors entrevoir une influence John Romita Jr et ne perd donc rien dynamisme et en puissance.

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Pour conclure, les NEW 52 ont depuis mangé la poussière et le Rebirth n’ose pas trop trancher pour le moment sur les évènements qui sont aujourd’hui dans la continuité ou non, préférant aller de l’avant sur de nouveaux concepts salutaires. Pourtant il n’est qu’une question de temps pour que cette histoire ne soit reléguée au rang des « elseworlds » dissimulé dans l’ombre des arcs qu’elle a voulu éclipser faute d’avoir pu trouver un public propre. C’est d’ailleurs le plus gros défaut. Pour qui a-t-il été conçu. Les anciens le conspuent et les nouveaux lecteurs n’ont pas un affect particulier pour cette saga finalement « stand-alone » A ce titre c’est un récit très agréable à lire, très bien écrit et très bien dessiné. Parfois c’est tout ce qu’il faut.
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Messagepar The First Born » lun. 18 sept. 2017 13:07

Ajouter au répertoire des avis !

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Messagepar Ted Pryor » lun. 18 sept. 2017 13:57

BATMAN : LA NOUVELLE AUBE (VOL3)


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En 2010, David Finch lançait en grande pompes une nouvelle série sur le chevalier noir intitulée justement « Batman the Dark Knight ». Aube nouvelle est donc le premier arc de cette série scénarisée et dessinée pour le coup par le sieur Finch (Jason Fabok viendra lui prêter main forte sur les deux derniers épisodes dans un style copié collé cohérent).
Graphiquement, c’est remarquable, et c’est à peu près tout ce qu’il y a à en dire. Je n’ai rien contre les artistes polyvalents, il y en a plein (Frank Miller, Andréas, John Byrne, Terry Moore, Hugo Pratt…) mais force nous est de constater de que Finch n’est pas de ceux-là.
L’histoire jette pêle-mêle un tas d’éléments confus ou inachevés qui complique une intrigue plutôt simple. Une femme délurée du nom de Dawn que Bruce a connu étant enfant, s’est fait kidnapper. Bruce en était amoureux (à 10 ans faut le faire) et fait donc une sorte de fixette dessus au point de tout négliger autour. Il interroge un Croc dopé au Venom (pourquoi ?) pour qu’il lui avoie avoir commis le crime pour le service du Pingouin qui a été humilié par la belle (qui a l’air d’être une conasse de compétition au passage). Il découvre un médaillon qui a le don le mettre très en colère (encore plus que d’habitude).
Parallèlement Jason Blood dans son appartement a mal au crâne. Au lieu de prendre une aspirine, il se change en Etrigan et part à la recherche de celui qui tue les clochards (ouais parce que on tue les clochards…) et une jeune gamine sortie d’on ne sait où (et on le saura jamais, faites-moi confiance !) pirate la Batmobile pour…allez savoir !

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On apprend pour lier tout ça que le père de Dawn (appelé Aleister) était un sorcier qui veut….sacrifier sa fille pour…(il faudra deviner)
Batman joindra ses forces avec celles d’Etrigan pour empêcher tout cela.
Une autre sous intrigue consistera à aussi raconter les problèmes relationnels du commissaire Gordon avec un jeune carriériste tout à fait odieux et surement ripoux mais là non plus on en sait pas plus.
La chute est plus qu’abrupte et ça finit n’importe comment avec un épilogue incompréhensible.
Je pense par conséquent que Finch n’est non seulement pas un scénariste confirmé (la lucidité le conduira à appeler à la rescousse Paul Jenkins pour la suite) et surtout qu’il avait un plan sur le moyen terme que Flashpoint vint exploser en plein vol avant de relancer la série sous la houlette des NEW 52 qui devra sans doute alléger tout ça pour rendre la suite plus digeste.
Vraiment dispensable malgré des dessins irréprochables très inspirés dans la tonalité par la série animée.
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Messagepar The First Born » lun. 18 sept. 2017 14:16

continue j'ajoute à chaque avis que tu met au répertoire.

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Messagepar Ted Pryor » lun. 18 sept. 2017 14:23

le prochain ce sera dans 15 jours dans cette rubrique..^^
Pour une fois je suis à jour.... :D
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Messagepar Ted Pryor » jeu. 5 oct. 2017 16:08

BATMAN ET ROBIN:TUEUR NE


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J’étais très curieux de lire ce tome. Je déteste les moutards dans les comics, ils sont généralement lénifiants et je n’ai jamais possédé cette forme identification nécessaire pour les apprécier. Je n’ai donc jamais pu souffrir « Puissance 4 », Franklin Richards etc…
Créer un nouveau Robin ne m’apparaissait pas non plus très pertinent, Damian est le cinquième à porter ce titre. Le fait qu’il soir un gamin élevé comme un tueur, rompu au maniement des armes et d’au moins quinze formes d’art martiaux différents avait déjà également été exploré avec la précédente Batgirl Cassandra Cain. Donc, tout pour moi avait le gout de la redit dans ce personnage. Pour finir, Grant Morrisson grand expert en concepts exubérants ne se montre pas si à l’aise quand il s’agit de créer de bons personnages. Il se contente habituellement de décrire complaisamment de parfaits petits connards à longueur de runs ce qui est d’ailleurs une fois de plus le cas avec Damian véritable petite tête à claque, exaspérant à chaque fois qu’il ouvre la bouche.
Pourtant la série sembla avoir été sur le long terme des New 52, un des meilleurs cru, amassant les fans plutôt que de les perdre.
Ma curiosité est donc plus forte que ma défiance et si j’étais un rat, je mourrais sans doute empoisonné par un de ces bouts de gruyère empoisonnés…
Mais rapidement en ouvrant ce livre, les talents de Peter Tomasi et de Patrick Gleason explosent au point de balayer toutes les réticences au bout du premier chapitre.
Le graphisme est à la fois élégant, plein d’ombres pleines très agréables. La silhouette de Bruce Wayne toujours massive peut être parfois pataude mais toujours menaçante, le regard à m chemin entre détermination et folie pure, toujours dangereux. Le nabot est insolent et pourtant mal assuré par moment. Une vraie partition équilibriste discrète au point d’en être invisible derrière l’intrigue : la marque des grands dessinateurs, loin de la diva, le gars solide, efficace, en un mot à sa place.

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Tomasi a l’intelligence pour brosser son intrigue de ne quasiment pas faire entrer son histoire au sein des New 52, sans heurt et toujours compréhensible, il ne fait appel qu’à des intrigues datant d’avant à dessein de rester intemporel. Il utilise aussi les Morrisssoneries qu’à portion congrues que pour donner du relief à son décor. Il a aussi réussi à créer un vilain intéressant, peut-être pas inoubliable mais pas insipide pour autant.
Le conflit se développe à deux niveaux, l’un évident. Personne porte bien son nom, il reproche à Batman de s’entourer d‘un cirque bien voyant et d’entretenir toute une ménagerie autour de lui. Il est donc à la fois inefficace et lâche, refusant de faire ce qu’il faut pour se débarrasser du mal. A l’inverse, l’antagoniste est invisible, quasiment muet, et ne prétend même pas incarner qui que ce soit. Pourtant à ce premier désaccord, se greffe un autre bien plus vicieux, bien plus intime et la présence d’un Robin liée par le sang à Batman rendra l’ensemble diaboliquement « shakespearien ». Tomasi parvient à rendre tout cela organique et ingénieux tout en trouvant la fibre qui manquait à l’ami Grant. Batman lui qui sait parfaitement être un mentor, est une vraie bille en tant que paternel et que l’apprentissage se fait au forceps.
Une vraie bonne surprise à mettre dans les meilleurs arcs du chevalier noir.
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Messagepar Ted Pryor » jeu. 12 oct. 2017 16:55

BATMAN 5 : MASCARADE


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Scott Snyder malgré tout le ressenti que l’on peut en avoir, possède une vision forte du Justicier de Gotham.
Une version plus « fonce dans le tas », moins dépressive et il l’écrit avec engagement. Mais cette version plus glauque et violente que d’habitude est également plus commerciale avec une overdose d’action typée blockbuster et destruction en tout genre avec un déferlement d’hémoglobine et de meurtrissure dans la chair.
Mascarade est fatiguant à force de dégâts sur grande échelle. Snyder propose aussi une nouvelle origine au Joker qui si elle est forcément originale se trouve être aussi très tarabiscotée et sans doute oubliée pour la suite.
L’histoire est ultra simple : Le Joker attaque la ville de Gotham toute entière au moyen d’une nouvelle formule de son gaz afin d’en finir une fois pour toute avec le Chevalier Noir, avouant se lasser de lui. Il commence par empoisonner-on ne sait trop comment- la ligue de Justice, provoquant par là un combat titanesque enter l’équipe et Bruce qui de son côté a toujours prévu l’éventualité de les affronter et s’est préparé à cela. Nous avons donc droit à une sorte de remake bourrin de la « Tour de Babel » arc mémorable de la ligue où les protocoles de défense de Batman se retournent contre ses équipiers. Mais si l’original posait la question de la confiance entre amis, ici tout est balayé par l’action spectaculaire. Par la suite le Joker attaquera les complices de la chauve-souris sans vraiment réussir autre chose que de faire peur. Par contre, dans ce dernier domaine, c’est un vrai film d’horreur en BD, avec pièges vicelards, décors gothiques empli d’ombres inquiétantes et beaucoup de défigurations hideuses rendant la chose assez dure à regarder.
Snyder revient donc aussi sur sa marotte qui est de transformer la haine de deux ennemis en une sorte de complicité malsaine dans le malheur. Le Joker étant presque amoureux de Batman, nous assistons donc de ce fait presque à une scène de ménage, un divorce conflictuel. Le scénariste insiste aussi énormément sur le coût du matériel de Bruce Wayne qui ne sait rien faire sans dépenser des milliers de millions de dollars. C’est assez indécent à lire. Le personnage n’est pas un héros à force de travail sur soi, d’étude et d’ingéniosité qui lui permettrait de concevoir des armes originales, mais parce qu’il a pu se payer les gadgets les plus couteux de la création. Il peut être Batman parce qu’il est riche. Voilà le message. Je trouve ça assez puant dans le genre.

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Nous nous enfonçons profondément dans une intrigue hors norme se fichant de plus en plus de son personnage principal et de sa crédibilité au profit d’un grand spectacle Grand-Guignol assez saoulant.
Clairement Snyder montre ses limites dans cett arc. Batman n’est pas Tony Stark.
Graphiquement ça tabasse.
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Messagepar Ted Pryor » mar. 21 nov. 2017 11:44

BATMAN 6: DÉTECTIVE



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L’effet collatéral quand Grant Morrison prend un titre, c’est qu’il a tendance à reléguer l’autre titre de la même franchise à l’anonymat.
L’écossais junkie a donc repris les rênes du « Caped Crusader » pour l’emmener dans un voyage assez unique en son genre, où il lui créera un fils, une mort, un retour, un organisation internationale, une vache etc…
En contrepoint et simultanément, Paul Dini attaque un run sur « Detective comics ». L’auteur est surtout connu pour avoir scénarisé pas mal d’histoires de « Batman the animated series » et pour être le papa de Harley Quinn. Chic ! On est sûrs de la revoir celle-ci.
Profitant d’être sur un medium bien plus mature que les dessins animés, il va rapidement s’en donner à cœur joie pour amener cette atmosphère glauque, poisseuse et sensuelle si particulière aux bas-fonds de Gotham City. En revanche il continuera à écrire des épisodes one-shots possédant chacun une « chute » si typique de l’animé.

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Sur le premier épisode, il va opposer Batman à un nouveau vilain au physique changeant. Ce criminel détrousse les nantis de Gotham. Parfois peuvent se révéler menaçant des seconds couteaux. La partie graphique assurée par J-H Williams III tabasse violemment et aide à trouver un ton qui ne quittera plus la série malgré les changements d’artistes.
Le second dessiné par Don Kramer est plus léger puisqu’on assiste à la rivalité d’un Sphinx devenu détective lui aussi. Simpliste on insiste lourdement sur l’incompétence de cet « inspecteur gadget ». Par contre on est dans les milieux de la prostitution et des clubs échangistes. Glauque et très éloigné du super-héroïnat coloré.
Le troisième épisode du recueil met en scène Poison Ivy croquée par Joe Benitez, elle atteint donc des sommets de Sex-appeal laissant le jeune Robin (Tim Drake) pantois.
Don Kramer revient enfin pour deux épisodes mettant en scène deux ennemis célèbres : Le Pingouin qui lui aussi tente de se réhabiliter (il découvre qu’on peut faire plus de blé en étant honnête) et surtout dans une sorte de road-movie sur vitaminé le Joker qui lui s’en prend à Robin Tim Drake dans une sorte de duel psychologique où le clown est vraiment menaçant.

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Puis le volume s’arrête, comme ça, trop tôt en fait. Ces fabulettes n’ayant pas vraiment de ligne directrice, leur accessibilité n’a d’égale que la frustration de ne pas en avoir d’avantage à se mettre sous la dent.
L’écriture de Dini est directe, juste et offre une bonne occasion de se replonger dans le côté « enquête » du meilleur détective du monde. Truands à sale gueule, police dépassée, psychopathes et femmes fatales, tout y est pour notre plus grand bonheur.
Si Dini maîtrise à la perfection l’univers de Gotham et qu’il nous ravit avec les clins d’œil à la vieille série animée (La cameo de Roxy Rocket, celle de Zatanna…), il bride malheureusement ses idées au profit d’un respect du matériel quasi superstitieux.
Mais ce n’est que pu chipotage tant la lecture offerte reste d’excellente qualité à défaut d’être culte.

:D :D
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Messagepar Florian R. Guillon » sam. 25 nov. 2017 09:35

J'ai un très bon souvenir de ces épisodes, un éclairage complémentaire à celui de Grant Morrison, en jouant moins sur la continuité que sur l'aspect emblématique des personnages. Dommage que la première édition se soit terminée dans un Big Book.

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Messagepar Ted Pryor » lun. 27 nov. 2017 08:48

Merci Florian...
perso j'ai chopé le volume 2 chez Urban et j'ai vachement bien aimé aussi.
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